Joyeux Noël.

Nous voici le 25 décembre.  Cette année, j’espérais 2 cadeaux qui me tenaient à coeur.

Le premier, c’est que mes parents me soutiennent dans mon projet.  Qu’ils me comprennent au moins. Mais non. Quand je les vois jouer avec des enfants qui ne sont pas de la famille cela me fait tellement mal.  Mal qu’ils ne veuillent pas du mien.  Que mon choix soit égoïste à leur yeux et que ce n’est qu’un caprice qu’ils pensent déjà que j’ai oublié.

Mon deuxième cadeau, c’était être enceinte.  Je sais,  on tombe rarement enceinte du premier coup.  Je crois que d’y avoir cru autant par tant de symptômes est ce qui me fait le plus mal.  Puis la peur.  Peur d’être seule toute ma vie.  Que ce bonheur ne soit pas pour moi. Que peut-être je ne le mérite pas.

Puis cette semaine, j’ai appris la grossesse d’une amie. Re coup de massue.  Encaisser.  L’envier,  elle aussi.  D’avoir l’amour et la famille.  Elle n’y peut rien dans ce que je ressens.  Au contraire cela me donne de l’espoir mais oh combien de douleur pour l’admettre.

Sinon, Père-Noel a été généreux avec moi.  Et j’ai passé un merveilleux 24 décembre avec mon filleul d’amour. J’espère juste que l’année prochaine les choses seront enfin différentes…

 

Fin d’un rêve…

Ce matin,  en me levant,  je me suis lancée dans un test urinaire…  Le résultat s’est vite montré négatif.

Loin d’avoir perdu tout espoir, je prends la route pour réaliser ma prise de sang.  La journée,  encore plus que les derniers jours,  est interminable.

J’ai repensé à ces 15 jours remplis d’ espoir. Tout allait pour le mieux.  Pas de jour d’absence au travail pour l’insémination,  je ressentais des symptômes qui me laissaient espérer.

Mais lorsque j’ai vu les résultats sur le papier,  rien qu’en voyant les taux,  je savais que clairement la magie n’avait pas pris.  Je ne suis pas enceinte. Pas besoin de mots pour le voir.

Puis un message de mon gygy qui me dit d’arrêter les hormones,  que ce n’est pas ce mois ci qu’un petit être viendra faire de ma vie, un bonheur.

Tout était pourtant parfait.  Un beau follicule.  Un endomètre parfait.  La prise d’hormones.  Des zozos de très bonnes qualites. Mais la magie n’a pas pris.  À quelques jours de Noël mon ventre reste vide.  Autant que ma vie.  Je me demande si un jour,  moi aussi j’aurais droit au bonheur.  L’amour et la famille semblent tellement inaccessibles…

Une semaine plus tard…

Il y a une semaine, je vivais un moment que j’espérais.  Que j’attendais.

Une semaine plus tard,  à la moitié de cette interminable attente… Je patiente.  Difficilement. Le temps me paraît long.

J’écoute mon corps qui m’envoie des signaux positifs en tous genres.  Tensions régulières dans le bas ventre, fatigue,  larmes qui me montent aux yeux très facilement… Mais je sais aussi que sur la notice de mes hormones,  elles peuvent provoquer beaucoup de tout cela.  Malgré cela je garde espoir. Je me sens bien.  Mieux dans ma tête depuis ce matin.  Jusqu’ici je paniquais à l’approche des repas, ne sachant que manger

Mais  chaque jour,  j’apprends.  Ce que je peux manger ou que je dois éviter…  Que je dois faire attention au maximum mais qu’on doit aussi lâcher prise et SE faire confiance.

Alors aujourd’hui j’ai fait mes courses et j ai pris le temps de faire mes recherches, en analysant les étiquettes des produits laitiers.   Je me sens plus appaisee. Au moins ces recherches m’ont permis de penser à autre chose…

Un jour pas comme les autres…

J’avais peur que ce jour n’arrive jamais.

Après m’avoir diagnostiqué une maladie de l’utérus (qui au final ne l’est pas) qui me réduisait fortement mes chances de devenir un jour maman, après avoir eu (trop souvent) peur de me tromper…  Après avoir un échec de stimulation au cycle dernier,  et un mauvais taux d’oestrogenes ce cycle ci (qui s’est modifié pour mon plus grand bonheur), j’avais rendez-vous ce matin pour faire connaissance avec une troisième gyneco du service,  mais surtout mes paillettes.

Je suis arrivée très zen,  étrangement.  Mais une fois dans la salle d’attente,  une furieuse envie de me faire petite se fait sentir.  Suis-je prête pour cette belle aventure ? Serai-je à la hauteur ? C’est la dernière fois que je peux reculer…  Réfléchir…

La porte s’ouvre,  c’est à mon tour.  Je me répète que tout ira bien. Je patiente quelques instants seule dans cette salle.  Je respire à fond pour me calmer.  Puis une gyneco formidable se pose devant moi.  Elle doit sentir ma peur.  Elle doit se sentir à des kilomètres. Je lui pose quelques questions.  Ses réponses,  je les connais.  Je les ai déjà entendues par mes autres gygy.  Mais j’ai besoin de tout re-entendre. Ses mots et ses sourires m’apaisent.  Je suis convaincue que tout ira bien.

Quelques minutes plus tard, ces paillettes provenant du Danemark sont en moi.  Paillettes d’excellente qualité selon ma gygy.  Je  lui souris et reste allongée quelques instants.  Je suis détendue.  Heureuse.

Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait mais j’ai  beaucoup d’espoir.

En rentrant à la maison,  je croise un camion danois,…  Je n’en croise jamais et pourtant sachant que j’avais de fortes possibilités que le donneur soit de là, je fais souvent attention à ces détails. Je le vois comme un bon signe…

Désormais l’espoir est au creux de mon ventre et a remplacé la peur…

Sans mot…

Désolée si ce soir je ne suis pas très claire.  Je suis toute chamboulée…

Cette fois-ci, pour ce cycle, la gygy du centre d’insemination avait eu l’idée de me mettre sous médicament, pendant quelques jours, pour stimuler mes ovaires. L’inquiétude était de savoir si j’y réagirais, mais aussi dans quelle proportion. Les Juju voir plus, plannaient au-dessus de ma tête, à cause de mes ovaires remplis un peu plus de follicules que de raison…  Mais jusqu’à lundi,  tout pouvait encore arriver. 0 ou beaucoup trop.

C’est donc une demoiselle motivée et pleine d’espoir, mais tendue à cause de la pression que je me suis mise,  je le reconnais, qui se rend à sa première écho de contrôle.  Résultat : une gygy ravie de me voir faire évoluer un beau follicule de 12mm. Rappelons qu’au cycle précédent,  je n’ai pas réussi à aller à plus de 10mm.

C’est donc tout sourire que je prends rendez-vous pour mercredi,  avec l’un de ses collègues pour une autre écho de contrôle.

Mercredi : après une discussion avec le gygy2, hooop,  écho 2 pour ce cycle.  Ovaire droit : 11mm.  Grosse déception.  J’avais souvenir que celui de 12mm deux jours plus tôt était de ce côté la. Puis il passe à gauche.  Là,  le plus beau des follicules se pavane avec un beau 17,5mm. Sachant que pour le bien il doit être au moins à 18mm,  je me rapproche du but.  Le gygy me demande d’aller faire une prise de sang de suite,  histoire de voir si le taux hormonal est comme il doit. Mais il est très confiant. Moi aussi.  Trop peut-être.

C’est alors que 3h plus tard son appel me met sans dessus-dessous. Le taux d’oestradial est beaucoup trop bas.  Si je ne réagis pas plus,  on me donnera au prochain cycle un médicament encore plus puissant. Hummmm.  Et on abandonnerait ce cycle. Encore. Sans compter que la fiv est abordée également par le médecin. Encaisser le choc…

Au choix : refaire une prise de sang aujourd’hui matin, (avec un risque qu’il n’y ait pas beaucoup de changement en moins de 18h plus tard) ou je peux retourner faire une écho et pds vendredi.

Quoi qu’il en soit,  l’insémination prévue à la base vendredi, par les deux gygy suite aux échos est annulée.  Déception…

Alors ce matin, avant le travail,  je me rends à l’hôpital de ma ville,  pour faire une nouvelle prise de sang. Arrivée à 7h à l’hôpital, j’ai les yeux qui piquent.  Je ferme les yeux au moment où l’infirmiere me pique et je me concentre sur mon souhait… Que ce p*** de taux augmente comme il faut.

Un peu avant trois heures cet après-midi, un appel de l’hôpital. Étant au travail,  je ne répond pas mais des ma pause j’écoute le message vocal : »Nous vous confirmons l’insémination pour…  » je n’entends plus la suite.  Elle me parle du lieu, de mon injection piqûre à faire, mais je ne réalise pas.  Je me demande même s’ils ne se sont pas trompés de personne.  Je ré-ecoute,  et les rappelle pour plus de renseignements. Mais pas d’erreurs.  Je n’ai pas les taux,  mais c’est bien moi…

Je n’arrive pas à y croire. Je suis dans ma bulle pleine d’espoir. J’espère ne pas la percer avec la piqûre (déjà un gros stress mais je peux le faire…  J’en suis capable gooo

 

Pma : réflexions.

Souvent, je me pose des questions sur ce bébé.

Avec le monde actuel, parfois je me demande si faire un enfant seule est raisonnable. Mais j’aime à croire que oui,le monde n’est pas toujours rose. Que la vie est souvent injuste. Mais que tant qu’il y aura de l’amour dans ce monde,  la vie vaut la peine d’être vécue et de se battre pour elle.  Et l’amour, j’en ai. Je sais que mon enfant en recevra.  C’est l’une des certitudes qui me fait avancer lors de mes moments de doutes. Parce que oui,  j’ai des doutes… Encore et toujours.  D’être une bonne mère, de savoir assumer financierement, de le rendre heureux, de gérer son adolescence… Peur de ne pas être assez patiente.  De ne pas assurer.  De manquer vraiment trop de sommeil.

Ceux qui me connaissent savent à quel point je manque de confiance en moi… Tous ces doutes, ne restent jamais bien longtemps. L’amour des enfants qui m’entourent me rassure encore et toujours.  Ce sont eux qui me donnent la force.  Eux qui me réconfortent quand je doute. Eux qui me disent par leur bisou,  câlin, sourire,  rire que oui,  la vie n’est pas toujours rose,  mais qu’au jour d’aujourd’hui je sais que je ne dois plus douter car le bonheur est au bout du couloir…

Depuis,  j’avance.  Beaucoup plus sereine.  Mes doutes vont et viennent.  Ils font partie de moi. Mais ils ne décident plus pour moi.  Des semaines beaucoup mieux dans ma peau.  Plus posée.  Et si c’était ça le bonheur ?

Un jour à la fois.

Cela fait maintenant 18 jours que l’abandon du premier cycle a été prononcé.  Il a fallu encaisser.  Me dire que ça viendra, que je dois juste patienter.

Accepter que mon corps ne fonctionne pas aussi bien que je ne l’aurai souhaité.  Accepter de reprendre 10 jours la pilule pour redeclancher un cycle.  Ou du moins espérer.

Et puis, … Et puis celles que je craignais ne pas voir débarquer sont arrivées tip top, un mois après les précédentes.

Je sais désormais que ce cycle sera le dernier pour cette année.  Le centre fermant pour les fêtes…

J’espere surtout qu’il sera le seul … Que ce corps,  décidera de me faire le plus merveilleux des cadeaux de Noël…  Et y abritera mon petit trésor… Je ne me mets pas à rêver mais je l’espère tout de même très fort. 

Alors depuis maintenant quelques jours,  je booste mon corps avec me médicament qui m’a été prescrit.  J’espère ne pas trop secouer le panier… Il me reste deux jours à le prendre.

Alors en attendant, j’essaie de me reposer au maximum afin de mettre le plus de chances de min côté. Je me fais plaisir. J’essaie de ne pas trop penser aux examens médicaux,  et à l’écho qui m’attend…

J’ai beau tout faire pour essayer de ne pas y penser,  j’ai tout de même rêvé que la famille allait s’agrandir, la nuit dernière…

Chassez le naturel,  il revient au galop…